Les métiers de l'informatique d'étude et de développement sont ainsi retirés.
Cette arrêté a de nombreux impacts, au-delà même des jeunes diplômés qui sont aujourd'hui bloqués !
Nous avons interrogé, avant même la parution de l'arrêté la direction RH du Groupe en France.
Nous avons d'ores et déjà posé des questions en ce sens dans diverses divisions à l'occasion des réunions DP.
Il semblerait que la Conférence des Grandes Ecoles et les présidents d'université commencent sérieusement à se préoccuper du problème du changement de statut des diplômés étrangers (hors UE) suite à l'arrêté du 11 août qui restreint les liste des métiers sous tension, et notamment les métiers d'informaticien .
Voir aussi les articles :
http://www.usinenouvelle.com/article/les-diplomes-etrangers-menaces-d-ostracisme.N159302
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/marie-sandrine-sgherri/les-diplomes-etrangers-des-grandes-ecoles-indesirables-23-09-2011-1376840_301.php
Impact direct :
Côté stagiaires et universités :
- Les stagiaires étrangers que les entreprises françaises avaient prévu d'embaucher n'arrivent pas , ou difficilement, à obtenir un statut de travailleur .
- Quel sera l'intérêt de prendre des stagiaires si on ne peut plus les embaucher ?
- Quel sera l'intérêt pour des étudiants étrangers de venir dans nos universités ?
- Quel est l'avenir de certaines filières universitaires sans étudiants étrangers ?
- Si ces filières d'enseignement meurent, c'est une partie de l'enseignement supérieur en informatique qui en pâtira
Côté entreprise :
Force est de constater qu'en informatique il n'y a pas assez de diplômés de l'UE pour répondre au besoin .
Si l'entreprise ne peut plus embaucher des diplômés étrangers, quelle va être la politique de recrutement du groupe CAPGEMINI ?
A supposer même que les filières par apprentissage, s'adressant à des étudiants européens soient sensiblement développées, elles ne permettront pas de pourvoir aux besoins et aux ambitions d'embauches à court terme.
Quant à l'innovation, elle se fera, pour ce qu'il en reste, AILLEURS, là où iront immigrer nos meilleurs ingénieurs .
Une telle mesure aveugle ne pourrait-elle pas entraîner une récession en informatique en France ?
Nous souhaiterions avoir l'assurance que les directions de ressources humaines des entreprises du SYNTEC ont pris la mesure de l'impact et agissent auprès des instances gouvernementales.
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