mardi 31 janvier 2012

Quid des accords prétendûment "compétitivité-emploi"

Extrait de l'éditorial de JC Mailly : journal FO-hebdo

Concernant les accords dits «compétitivité-emploi», notons d’abord que le gouvernement renonce à faire passer une loi au forceps sous quelques semaines. Il renvoie à une négociation avec un délai de deux mois, ce qui nous mène fin mars.

Nous confirmons d’ores et déjà notre opposition à un dispositif dangereux à plus d’un titre:

- il tendrait à remettre en cause la durée légale du travail;

- il ferait payer aux salariés la diminution d’activité de l’entreprise au nom du «travailler moins pour gagner moins»;

- il donnerait à l’accord d’entreprise la suprématie sur l’accord de branche ou la loi.

C’est la logique anglo-saxonne au détriment de la logique républicaine.
Imposer une telle logique constituerait une forme de coup d’État social.


 

mardi 17 janvier 2012

2012, année des élections aussi à Capgemini s'annonce mouvementée ! Rejoignez-nous !

Dans une interview parue dans « Le Monde » et datée de Samedi 14 Janvier 2012, la Direction Générale de Capgemini annonce vouloir adopter une politique de gestion de ses salariés inspirée de celle de ses concurrents anglo-saxons :
Extrait de l’article du 14/01/12
Éviction ou promotion : les ingénieurs de la SSII pourraient tester le modèle érigé par Accenture
Capgemini réfléchit aussi à adopter le modèle Accenture, qui a institué en système de gestion très particulière de sa pyramide des âges. La SSII applique la règle-tacite- du " up or out ". Les salariés doivent changer de niveau tous les trois ou quatre ans(…). Quand ils font du surplace ou si, au bout de quatorze ans, ils ne sont pas devenus "partners ", ils sont " sortis ", souvent avec une confortable prime (sic). La règle est globalement acceptée, les partants n'ayant pas trop de mal à retrouver du travail, souvent chez les clients pour lesquels ils ont travaillé.
"Lorsqu'un collaborateur démarre comme ingénieur chez nous, il faut se poser la question avec lui, en première partie de sa carrière, de la poursuite de son activité dans le groupe. Il vaut mieux se poser cette question à la trentaine qu'à la cinquantaine. Il est alors très difficile de relancer sa carrière ", estime M. Hermelin.
…ceci, semblant oublier les engagements pris par le groupe à travers son Plan Senior, est en totale contradiction avec la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), pour laquelle un accord est signé depuis novembre 2009…reste à vérifier s’il est réellement appliqué !

Quid des autres accords signés en 2011, dont la direction se fait éloge dans la presse et en interne :
  • Accord télétravail : applicable dès octobre 2011, les salariés qui ont obtenu l’aval de leur direction attendent toujours leurs avenants.
  • Accord " égalité professionnelle" : semble encore rencontrer une certaine ignorance de la part du management, reste à voir ce que donnera l’engagement de rattrapage salarial.
  • Accord NAO "salaires" : augmentations plus que limitées seulement sur les salaires inférieurs à 50000 €, mais le variable est réintégré dans le fixe pour les SAT inférieurs ou égaux à 50000€.
Le management voit-il d’un bon œil ces "obligations" de rattrapage ?
Les salariés susceptibles de rattrapage et/ou au variable inférieur au seuil, ne risquent-t-ils pas d’être les premières victimes du "up ou out" ? Les femmes tout particulièrement qui pourraient bénéficier de ces mesures ne seraient-elle pas au final "ciblées" ?
Déjà des pressions nous sont signalées ! Demain des évictions prônées par Paul Hermelin ?

Vos élus FO chez Capgemini TS sont présents dans les commissions :
Télétravail, GPEC, Égalité, Handicap, Complémentaire santé …
N'hésitez pas à les solliciter si vous considérez que ces accords ne sont pas respectés à votre égard.

ÉLECTIONS 2012: REJOIGNEZ-NOUS DANS UNE ÉQUIPE
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